Les facteurs de désengagement au travail à surveiller

Par
Yann Le Floc'h

6min.

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Les facteurs de désengagement au travail à surveiller

En cette rentrée très spéciale, l’engagement des salariés autravail va être scruté de près par les équipes RH. En effet, alors que les entreprises luttent pour renoueravec la performance, le risque de démotivation des équipes est fort. Entreles diminutions de salaires, d’avantages sociaux, les risques de licenciementssecs ou encore de faillites de sociétés, on peut s’attendre à une baisse demoral des collaborateurs.

Et le désengagement des employés est souvent lourd deconséquences. C’est, déjà, une productivité individuelle et partant, deséquipes, en berne. Ensuite, c’est également une forte de baisse de la qualitédu travail, de la créativité et un désintérêt pour les résultats des actionsmenées.

Ce sont également de nombreuses minutes, voire des heures,grappillées sur le temps de travail : recherche d’un autre job durant lesheures de travail, pauses à rallonges, plaintes auprès des collègues, etc.

Parce que, cela va sans dire, un salarié démotivé a lepouvoir, par effet boule de neige, de démotiver à leur tour d’autres collaborateurs !

C’est dire l’impact potentiel sur les performances del’entreprise ! Alors en cette période délicate, quels vont être les points de vigilance àsurveiller de près pour éviter le désengagement ?

 

Le salaire et le poste

 

Selon une étude Atomik Research et Wrike parue en find’année dernière, 42% des salariés sondés liaient leur engagement à lasatisfaction de leur salaire et de leur poste. C’est donc le facteur numéro un, autant d’attractivité que demotivation au travail ! Et très largement au-dessus des autrescritères.

C’est un levier qui, en plus de lui donner des moyensfinanciers, récompense la qualité du travail du collaborateur. Mais, également,c’est une stimulation pour un employé qui vise une augmentation de salaire oudes primes.

SALAIRE ET RENTREE 2020 : le problème, c’est que le montant des rémunérations va aussi être l’undes facteurs les plus négativement impactés par la crise économique. Asurveiller de très près, donc, par les services Ressources Humaines !

 

La reconnaissance du mérite

 

« Les gens travaillent pour un salaire, mais sedépassent s'ils se sentent reconnus, félicités et valorisés. » La citationest de Dale Carnegie et selon l’étude citée plus haut, c’est le manque de reconnaissance du travail effectué qui, pour 30% dessalariés, est le second facteur de désengagement.

Le salaire, bien sûr, contribue de façon concrète àrécompenser la qualité du travail. Mais c’est un levier qui ne saurait suffire,parce que les collaborateurs sont enréelle attente de reconnaissance, de la part de leurs managers comme de leurdirection.

Ce peut être par des retours positifs sur leurs résultats, àl’oral, à l’écrit, en privé ou en public. Mais la reconnaissance peut aussi sematérialiser par la distribution de « prix » en interne.

Et n’oublions pas l’importance des feedbacks des collègues,qui contribuent eux aussi à valoriser l’implication d’un salarié ! Uneapplication comme Briq, par exemple,permet aux salariés de féliciter et de distribuer à leurs collaborateurs desrécompenses virtuelles.

RECONNAISSANCE ET RENTREE 2020 : Voici des pratiques efficaces à suivre àla loupe ! Elles pourront, sans impact budgétaire, être encouragées parles services RH avec un bénéfice déterminant.

 

Les transformations internes/d’entreprise

 

Les services RH le savent bien. Tout changement d’organisation en entreprise est une période sensiblepour les équipes.

Départs, changement de manager, recrutement d’un nouveaucollaborateur, refonte d’organisation du service, etc. L’être humain peineparfois à se réadapter et lestransformations d’entreprise entraînent généralement le départ ou ledésengagement de collaborateurs.

Qu’il s’agisse d’un changement dans les équipes, dans lesaffectations de missions, dans les conditions ou les lieux de travail, lesimpacts peuvent être immenses sur le moral des collaborateurs.

TRANSFORMATIONS ET RENTREE 2020 :Indéniablement, il s’agit d’un facteur en alerte rouge, à encadrer au plusprès ! En effet, entre les plans sociaux, les baisses de salaire, leslicenciements secs ou les réorganisations internes, la motivation des salariésrisque de ne pas être à la hauteur du besoin de performance des entreprises.

 

Le manque de perspectives

 

On en avait déjà parlé, encette période un peu morose, mieux vaut motiver les collaborateurs en leurfaisant entrevoir le futur plutôt qu’en leur parlant du présent. Et celatombe bien, parce que pour 24% dessalariés, le manque de perspectives dans son poste est le facteur le plusimportant de désengagement.

Une transparence sur les opportunités d’évolution et demobilité va donc être fondamentale pour stimuler les collaborateurs. Etnombre d’entreprises l’ont bien compris, en développant des politiques deGestion Prévisionnelle des Emplois (GPEC) solides et cohérentes.

Egalement, une politique de montée en compétence dessalariés volontaire va être un important facteur de motivation pour leséquipes.

PERSPECTIVES PROFESSIONNELLES ET RENTREE2020 : En cette période de crise économique, la peur dulicenciement peut impacter fortement le moral des collaborateurs. Miser sur la formation et l’acquisition denouvelles connaissances ou expertises peut contribuer à soulager lesinquiétudes. C’est donc, là encore, un facteur à soigner toutparticulièrement au sein des équipes Ressources Humaines.

 

La bonne entente avec les collègues et le bien-être au travail

 

On n’y pense moins de premier abord, mais passer des momentsagréables avec ses collègues, c’est aussi l’une des motivations à se rendrechaque jour au travail. Et ce n’est pas les télétravailleurs esseulés duconfinement qui me contrediront !

Et c’est travailler dans une bonne entente mais c’estégalement s’appuyer sur de bons outils de collaboration. Là encore, l’explosionforcée du télétravail a mis en avant les carences de ce côté-là.

Et, plus généralement, lebien-être au travail est un très fort levier d’engagement pour lescollaborateurs. De plus en plus, la qualité des conditions de travailimpacte dans l’attraction et la fidélisation des salariés. De beaux locaux, desservices (conciergerie d’entreprise, garderie, etc.), des activitésextra-professionnelles au sein de l’entreprise sont devenus des atouts pour engagerles collaborateurs.

BIEN-ETRE AU TRAVAIL ET RENTREE 2020 :Pour compenser les incertitudes de lapériode, les équipes RH auront tout intérêt à miser sur l’humain. Et làencore, de nombreux axes de vigilance seront à scruter. Car avec la nouvellehausse des cas de contamination à la Covid-19, le spectre du télétravailgénéralisé continue de planer. Il va donc être important de soigner lesrapprochements, même virtuels, des équipes. Team building à distance,challenges communs, gamification etc. c’est tout un domaine qu’il reste àinventer pour s’adapter aux conditions actuelles.

 

La question dudésengagement est donc susceptible d’impacter très fortement les performancesdes entreprises, à un moment où elles sont pourtant une question desurvie !

Et c’est pourquoi il va être fondamental pour les équipesRessources Humaines de se positionner en alerte maximale pour maintenir lamotivation des salariés. Et dans un contexte de conditions de travailpossiblement dévaluées, cela va constituer une gageure.  

En cette rentrée marquée par les crises sanitaires etéconomiques, leur capacité à s’adapter, à innover et à proposer des actions ence sens va peser lourd pour accompagner les reprises d’activité.

claps

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