Le bien-être au travail pour mobiliser les salariés

Par
Yann Le Floc'h

6 min.

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Le bien-être au travail pour mobiliser les salariés

Elle est bien loin l’époque où l’on estimait que seules l’attractivité de la rémunération et la notoriété d’une entreprise suffisaient à attirer les meilleurs collaborateurs !

Les startups ont ouvert la voie, depuis les années 2010, à de nouveaux modèles managériaux et la Qualité de Vie au Travail est devenue une préoccupation essentielle des services ressources humaines.

Et pour cause, il faut dire que les enjeux sont immenses ! Car au-delà de l’aspect humain, les initiatives qui favorisent le bien-être au travail ont un impact très positif sur le taux d’absentéisme,de turn-over, de burn-out ou encore sur la productivité au travail des salariés.

Les entreprises ne s’y sont pas trompées en investissant massivement dans le capital humain. Pour fidéliser leurs collaborateurs mais également pour recruter les meilleurs talents, elles ont même créé un nouveau poste, le Chief Happiness Officer, chargé de veiller au bien-être des salariés.

De même, on trouve désormais, en écho avec la« foodtech » et autres « fintech », une « happytech ». Il s’agit d’un mouvement de startups, qui proposent des solutions techniques pour améliorer le bien-être en entreprise.

Ce domaine de la Qualité de Vie au Travail (QVT) va devenir central dans le contexte de crise sanitaire et financière qui nous agite.

Car comment continuer à motiver les salariés, alors que :

-         Les primes et les augmentations de salaire vont passer à la trappe 

-         Les collaborateurs vont venir travailler la peur au ventre à l’idée d’attraper le Covid-19

-         A force de trop privilégier le télétravail, les liens entre les équipes vont se distendre

-         La gravité et le caractère exceptionnel de cette crise va peser sur le moral et les priorités

Il devient donc urgent de redonner du sens au travail, d’en refaire un lieu de vie et d’éviter le repli sur soi des salariés. Pour ce faire, on peut compter sur des initiatives déjà expérimentées avec succès.

 

Repenser le sport au travail

 

Le sport en entreprise est l’un des piliers de la Happytech. Bien sûr, de nombreux salariés ont une pratique sportive régulière. C’est donc tout naturellement que le domaine du sport a été l’un des premiers investis parles entreprises.

Salles de sport mises à disposition des collaborateurs dans les locaux, cours de yoga, abonnements à des clubs de sport, championnats de foot entre salariés… Les initiatives sont bien installées.

Mais ce qui est nouveau et ce qui commence à changer profondément, c’est la notion même de sport. On ne cherche plus l’effort physique, la performance, à brûler des calories ou gagner en muscles, mais bien à réduire la sédentarité.

Pour diminuer les risques psycho-sociaux et gagner en bien-être, plus besoin d’être un sportif, même du dimanche. De nombreuses entreprises ont adopté pour leurs salariés l’usage d’applications qui leur permettent non plus de courir le marathon mais de… respecter les 10 000 pas journaliers recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Et pour inciter les collaborateurs à bouger davantage, elle sont recours à la gamification et à des challenges collectifs, qui ont pour autre vertu de renforcer la cohésion des équipes.

L’application Kiplin, par exemple, indique un impressionnant taux de 70% de participants à ses programmes sortis du seuil de sédentarité.

 

Mettre le paquet sur l’environnement de travail

 

Ces dernières années, on abandonne les espaces de travail aseptisés des années 90. Là encore, les startups ont joué un rôle en introduisant des environnements de travail et du mobilier design afin de motiver les collaborateurs. On n’hésite plus à investir et à faire intervenir des architectes d’intérieur au moment de décorer les locaux.

Mais pas que, car les contraintes d’environnement sont multiples : une mauvaise acoustique qui gêne la concentration des collaborateurs, une ergonomie mal pensée qui induit des troubles musculo-squelettiques, une inadaptation à de nouvelles habitudes de nomadisme,une température mal réglée…

Kandu, par exemple, va intervenir du diagnostic à la réalisation des travaux pour optimiser les espaces et favoriser le bien-être des collaborateurs.

Le manque de lumière, également, peut-être une contrainte dans de nombreux locaux. Qu’à cela ne tienne, Cumulux,par exemple, installe des « fenêtres lumineuses » et des faux plafonds. Il s’agit de dalles lumineuses rétroéclairées, qui diffusent des paysages avec une lumière proche de la lumière du jour.

 

Une nouvelle conception des frontières vie privée/vie professionnelle

 

De plus en plus d’entreprises ont recours à des conciergeries en ligne, pour faciliter la vie de leurs salariés débordés et leur éviter le stress de courir, par exemple pour déposer une veste au pressing.

Mais c’est tout un pan de la vie privée qui commence à s’insérer dans l’entreprise. Ainsi, des coiffeurs-barbiers ou des instituts de beauté proposent désormais leurs services dans les locaux même des sociétés.

Toutes ces initiatives aident à diminuer la charge mentale des salariés. En gérant toutes ces petites contraintes du quotidien, l’entreprise les aide à se concentrer au mieux sur leurs missions.

De même, la détente au travail n’est plus un tabou, au contraire, puisqu’il a été démontré qu’elle favorisait la concentration et les performances. Espaces de siestes, séances de massages, de sophrologies, on prend désormais très au sérieux le niveau de stress des employés, auquel on apporte des solutions concrètes.

Et si l’on a déjà parlé de la pratique sportive des employés, certaines entreprises vont encore plus loin en proposant à leurs salariés des programmes pour arrêter de fumer. Ou bien des paniers de fruit à disposition pour éviter le mauvais grignotage.

On ne saurait parler de frontière entre vie professionnelle et vie privée sans aborder la question du droit à la déconnexion. Si certaines entreprises ont encore du retard, d’autres ont pris le problème à bras le corps.

Nespresso, par exemple, sur le ton de l’humour et du challenge, a déployé en 2019 son programme « Detox mail » en donnant 10 bonnes pratiques pour diminuer la charge anxiogène et chronophage des envois d’e-mail. Grâce à un outil de diagnostic, les collaborateurs ont pu s’auto-évaluer et gagner en efficacité.

 

 Au sortir de la crise du coronavirus, les entreprises vont donc devoir se servir des nouveaux leviers d’efficacité pour favoriser la productivité des collaborateurs. Dans un contexte économique et sanitaire dégradé, le bien-être au travail va plus que jamais faire figure de valeur refuge.

En jouant sur l’environnement, en favorisant la bonne santé des collaborateurs ou encore en leur offrant des services, les entreprises peuvent diminuer le stress, les facteurs anxiogènes et mieux mobiliser les salariés.

Chez StairWage, c’est notre vocation de vous aider à attirer et motiver les salariés en leur proposant le salaire à la demande. Pour leur éviter le stress des factures imprévues et des agios, nous vous accompagnons pour mettre en place cette initiative RH innovante qui va favoriser leur bien-être financier.


claps

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